Sur le modèle des Alcooliques Anonymes, Narcotiques Anonymes fût créée en 1953 aux États-Unis et en 1984 en France.

N’importe quelle personne ayant un problème de drogue, ou qui pense en avoir un, quelles que soient la ou les drogues consommées, peut se déclarer membre de NA.

La seule condition pour être membre de Narcotiques Anonymes est le désir d’arrêter de consommer des drogues.

Réunions NA

L’appartenance est gratuite, individuelle et complètement volontaire. Il n’y a ni cotisation, ni droit d’inscription ; nous nous finançons par nos propres contributions.

NA n’est allié à aucune confession, organisation, institution ou parti politique, ne souhaite s’engager dans aucune controverse, ne cautionne et ne s’oppose à aucune cause. Notre but primordial est de rester abstinent et d’aider d’autres dépendants à arrêter de consommer.

Nous ne pouvons changer la nature du dépendant ni de la dépendance. Nous pouvons, par contre, aider à bannir le préjugé selon lequel un dépendant ne peut cesser de consommer en nous efforçant de mettre notre expérience à la disposition et à la portée de tous.

QUI SOMMES NOUS ?

NA est une fraternité ou une association à but non lucratif, composée d’hommes et de femmes pour qui la drogue était devenue un problème majeur.

Nous sommes des dépendants en rétablissement. Nous nous réunissons régulièrement pour nous entraider à rester abstinents. C’est un programme d’abstinence complète de toute drogue. La seule condition pour devenir membre est le désir d’arrêter de consommer. Nous vous suggérons de garder l’esprit ouvert et de vous donner une chance. Notre programme repose sur des principes écrits si simplement que nous pouvons les appliquer à notre vie quotidienne. L’important, c’est qu’ils donnent des résultats.

NA est entièrement autonome ; nous ne sommes affiliés à aucun organisme. Nous n’avons pas de frais d’admission ni de cotisations, pas d’engagements à signer ni de promesses à faire à qui que ce soit. Nous ne sommes rattachés à aucun groupe politique ou mouvement religieux. Nous n’avons aucun lien avec la police et ne sommes jamais tenus sous surveillance. N’importe quel dépendant ou dépendante peut se joindre à nous quels que soient son âge, sa race, son orientation sexuelle, ses croyances, sa religion ou absence de religion.

Nous ne voulons pas savoir ce que vous consommiez, ni en quelle quantité ni qui vous en procurait. Votre passé et les moyens dont vous disposez ne nous intéressent pas. Tout ce qui nous importe, c’est ce que vous désirez faire concernant votre problème et comment nous pouvons vous aider. Les nouveaux et les nouvelles sont les personnes les plus importantes dans nos réunions, car c’est seulement en redonnant aux autres que nous conservons ce qui nous a été donné. Notre expérience collective nous a appris que ceux et celles qui assistent régulièrement à nos réunions demeurent abstinents.

Extrait du « Texte de base » de Narcotiques Anonymes (lu au début de chaque réunion). © 1989, 2000 by Narcotics Anonymous World Services.

CE QUE PROPOSE NA

NA propose aux personnes qui veulent se sortir de la drogue, un programme simple de rétablissement, fondé sur douze étapes et des principes clefs:

  • Reconnaître qu’ on a un problème de dépendance aux drogues
  • Rechercher de l’ aide
  • Apporter de l’aide aux autres dépendants
Réunions NA

CE QUE NARCOTIQUES ANONYMES NE FAIT PAS

  • NA ne mène pas campagne pour recruter ou convaincre d’autres toxicomanes de rejoindre NA. Nous aidons les dépendants qui le désirent à devenir abstinents et à rester sobres.
  • NA ne fait pas de vérification auprès de ses membres afin de s’assurer qu’ils ne consomment pas, mais encourage les dépendants à dire où ils en sont avec honnêteté.
  • NA n’est pas une organisation religieuse.
  • NA n’est pas une organisation médicale et ne donne pas d’avis médicaux ou psychiatriques.
  • NA ne dirige aucun hôpital ou centre de soins et ne dispense pas de services infirmiers.
  • NA n’est lié à aucune organisation, mais coopère avec des structures qui viennent en aide aux dépendants. Quand des membres de NA travaillent pour de telles structures, c’est à titre personnel, pas comme membres ou représentants de NA. Quelle que soit son activité professionnelle, aucun membre de Narcotiques Anonymes ne peut représenter Narcotiques Anonymes dans le cadre de sa profession.
  • NA n’accepte aucune subvention, qu’elle soit publique ou privée.
  • NA n’offre aucun service social, ne procure pas de logement, de travail ou d’argent.

Mieux connaitre NA France © Narcotiques Anonymes France. Sept 2012.

L’HISTOIRE DE L’ASSOCIATION NA

À la suite de la rencontre de Bill et Bob, deux personnes que les médecins jugeaient irrémédiablement condamnées, le mouvement des Alcooliques
Anonymes est né en 1935, aux États-Unis. Ils constatèrent qu’en se réunissant régulièrement et en partageant leur expérience le plus honnêtement possible,
ils acquéraient la force et la foi leur permettant de demeurer abstinents. Des réunions se multiplièrent alors sur ce modèle partout dans le monde.

En 1953, Narcotiques Anonymes s’étend dans le monde, jusqu’à atteindre plus de 63 000 réunions par semaine en 2015. Aujourd’hui encore, déjà présent dans plus de 130 pays, Narcotiques Anonymes ne cesse de se développer, principalement sur le continent africain, et dans les pays en voie de développement.

En France, les groupes Narcotiques Anonymes voient le jour en 1983 à Paris. L’année suivante, la première réunion en province est ouverte à Nice. En 1992 la première réunion en prison se tient à Bois d’Arcy. En 1995, Paris accueille sa première convention mondiale, à laquelle se rendent 3 200 dépendants. NA continue de grandir en France et, en 1998, 62 réunions par semaine sont programmées.  En 2008, 80 réunions se tiennent à travers le pays. L’année suivante, le nombre atteint 95, tandis que NA France fête ses 25 ans.

Littérature de nA

QU’EST-CE QUE SONT LES RÉUNIONS NA ?

Réunion NA

Création et organisation d’une réunion

Pour qu’une réunion voie le jour, il suffit que deux dépendants désireux de s’abstenir de tout produit modifiant le comportement en manifestent la volonté. Ils effectuent dès lors les démarches pour trouver un local et se faire enregistrer auprès du Bureau de la Région France dans le souci du respect des traditions de Narcotiques Anonymes. Un groupe NA se constitue d’un ensemble de personnes qui se réunissent régulièrement (une fois par semaine) en un même lieu pour partager leurs expériences de rétablissement. Les réunions sont ouvertes à toutes les personnes connaissant un problème lié à l’usage de drogues quelles qu’elles soient et la seule condition pour devenir membre de Narcotiques Anonymes est le désir d’arrêter de consommer. La participation de chacun à toute réunion est libre et spontanée. La plupart des réunions accueillent aussi les personnes non dépendantes intéressées par la problématique de la consommation de drogues. L’objectif est que la multiplication des réunions (également organisées sur Internet via « Skype ») permette à chaque dépendant de participer à des groupes de parole aussi souvent qu’il le souhaite.

Déroulement d’une réunion

Chaque réunion commence par la lecture de textes relatifs aux principes de rétablissement de Narcotiques Anonymes, notamment au travers des Douze Étapes. Le modérateur invite alors les dépendants à participer. Ils parlent librement en évoquant des thèmes choisis pour la réunion et/ou des difficultés ou solutions qu’ils trouvent dans leur rétablissement. Ces interventions ne donnent pas lieu à des commentaires ou discussions mais constituent plutôt une série de contributions individuelles. Les participants s’engagent à ne disposer d’aucune drogue sur eux ni de matériel servant à l’utiliser. L’occasion est donnée aux dépendants à la fin de la réunion de célébrer leurs anniversaires d’abstinence. Il leur est alors remis un porte-clés ou une médaille. Bien souvent, les dépendants prolongent la réunion à l’extérieur du local et de manière informelle.

QUI SONT LES MEMBRES DE NARCOTIQUES ANONYMES ?

Sondage réalisé en 2014 – 288 réponses

Narcotiques Anonymes France compte aujourd’hui 38,5 % de femmes et 61,5 % d’hommes. Répartition inchangée depuis 2007. La moyenne d’âge des membres de la fraternité est de 44 ans. Peu de jeunes ou d’adolescents, mais de nombreux trentenaires dépendants dans le programme.

Les membres de Narcotiques Anonymes sont plutôt instruits ; 48,4 % d’entre eux ont suivi des études supérieures. 26 % se sont arrêtés à l’enseignement secondaire, tandis qu’ils sont 20 % à avoir obtenu un CAP ou un BEP.

Presque autant d’artistes et de personnels du spectacle ou des médias (16,7 %) que d’ouvriers ou employés (16,4 %). La fonction publique y est aussi bien représentée (13,1%) ainsi que les professions libérales (10,5%). On observe également un nombre significatif de personnes ayant une activité professionnelle liée au social.

statistiques membres NALeur situation professionnelle: presque deux tiers des membres travaillent à temps complet (47,2 %) ou à temps partiel (17,7 %). Les autres sont sans emploi (19,4 %) et/ou bénéficiaires de prestations sociales (11,5 %).

PRODUITS CONSOMMÉS, RECHUTES

«Considérer l’alcool comme différent des autres drogues a conduit un grand nombre de dépendants à la rechute. Avant d’arriver à NA, beaucoup d’entre nous mettaient l’alcool dans une catégorie à part. Nous ne pouvons pas nous permettre d’illusions à ce sujet. L’alcool est une drogue» (extrait du dépliant Comment ça marche ?).

Et celle-ci représente un sérieux problème de dépendance pour 88,5 % des membres de Narcotiques Anonymes. Devant le cannabis (80,5 % – Marijuana, haschich, etc.).

Naturellement, la poly-consommation prédomine très largement chez les dépendants qui arrivent dans les salles de réunions avec le désir d’arrêter de consommer (40 % d’entre eux arrivent sous traitement de substitution : Méthadone, Subutex).

En ce qui concerne les drogues dites «dures», ils sont consommateurs de cocaïne (71,5 %), d’opiacés (62,2 % – héroïne, morphine, codéine…), d’hallucinogènes (44,7 %), d’amphétamines (35 %) et de crack (28,9 %).

En matière de drogues récréatives, ils consomment de l’ecstasy ou MDMA (41,1 %) et des inhalants (23,2 %). 59,4 % sont pharmacodépendants aux anxiolytiques, et 37,8 % à d’autres médicaments prescrits.

Source: extrait de « Na ça marche! » > Consultez l’ensemble de la brochure